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Simone est en voyage ! dans le parc des Vauroux de Mainvilliers les 4 et 5 juin / Projets d'aménagements paysagers et installations éphémères dans le cadre du festival Excentrique de la région centre Par le collectif Simone composé de : Maud Gironnay, Clémentine Treu et Anne Sophie Velly ![]() Dans les allées et les recoins du Parc des Vauroux, des végétaux d’une espèce tout à fait particulière vous attendent en ce premier week-end de juin... En effet pour cette quatrième et dernière édition du festival Excentrique à Mainvilliers, les artistes du collectif rémois Simone ont laissé leur imagination vagabonder dans une invasion sauvage de couleurs, de textures et de formes. Les secrets et les souvenirs vont s’apparenter à un immense jeu de construction interactif. Tour à tour bulles colorés d'un arc en ciel gigantesque, puzzle de cubes dans la niche des arbres ou encore rebonds d'une colline de coussins... tout autant de petits fragments intimes qui seront redistribués le dimanche soir pour prolonger à la maison ce temps des souvenirs partagés ! Maud Gironnay / formes fossiles ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Clémentine Treu / Ex Voto ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Anne-Sophie Velly / Jeu bulle ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Gare à Simone ! Après la place du forum en septembre dernier, le collectif d’artistes Simone réinvestit l’espace de la ville. Son nouveau terrain de jeu est la gare de Clairmarais et ses alentours. Une fois de plus, Simone va détourner le mobilier urbain, jouer avec les codes, et tenter de créer un nouveau lien avec son territoire… Le quartier Clairmarais, haut lieu de passage tout juste rénové, semble pavé de verticalités, attendant une ultime intervention pour dynamiser ses passages et ses murs rectilignes. De cette rencontre entre Simone et le quartier Clairmarais, les lignes et les couleurs vont donc fuser! Simone vous propose un parcours depuis le hall de la Gare SNCF, du coté Clairmarais. Un message pour Simone #2 ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Le hall emprunté chaque jour par des centaines d’usagers devient un immense tableau d’écriture multicolore. En effet le carrelage des parois sera partiellement recouvert d’adhésifs colorés, chaque carré de 20cm sur 20cm correspondant à une syllabe ou un mot, ou morceaux de mot. Les visiteurs pourront déplacer à leur guise les différents carrés pour écrire eux même leurs messages. Greffons ![]() ![]() ![]() Colonisation des poteaux en direction du parking. Habillage et transformation de ce champ de verticalité, les perspectives immobiles sont interrompues et se laissent aller… Des segments métallisés tout en droiture naissent d’étranges bourgeons colorés sous l’impulsion des rêveries sauvages de Simone. Environ une vingtaine de greffons, jalonnent le parcours depuis la gare jusque la place de manière aléatoire. Canevas ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Sur la grille du parking, réalisation d’un canevas géant avec différent rubans de couleurs. Cette broderie urbaine clôture les précédentes manifestations et invite à (re)découvrir le nouveau parking de la gare. Encore une fois, le mobilier urbain est détourné et les couleurs appellent à la fête, au jeu. Simone est EXTRA vidéo : Samuël Perez installations: Maud Gironnay : "Nervure" 2010 Hélène Paris "Dans les parages apprivoisés" 2010 Clémentine Treu : "Rouge" 2010 Anne-Sophie Velly : "Je pleure si je veux" 2010 Simone est extra est un parcours d’oeuvres éphémères visible durant l’après-midi du 04 sept sur la place du forum. Cet ancien forum romain évoque pour le collectif un passé historique à la symbolique forte, celle d’un point de rassemblement, de parole et d'échanges. Et comme les artistes ne cessent de réinventer notre rapport à l’espace, Simone part à la conquête du lieu et vient peupler l’endroit à sa manière afin d’interpeller les passagers et visiteurs sur ce carrefour vivant incontournable. Par la diversité de ses interventions, Simone fait disparaître nos repères ou les révèle pour une autre appréhension de l’environnement. À travers cette commande de la ville d’une proposition artistique en milieu urbain, chaque membre de Simone travaille avec son regard, sa sensibilité, son univers, sur la question passionnante du territoire. 5 œuvres seront visibles durant cette journée. Une œuvre commune et un projet personnel de chacune. Qu’est ce que l’espace urbain nous raconte ? Comment le vit-on ? Quelles sont les idées que chacun y projette ? Quelle symbolique le hante ? Comment est-il investi par le passant, l’habitant … Des marches seront disposées aux quatre coins de la place pour permettre aux visiteurs de faire passer des messages proclamés par des crieurs de rue. Invités par une petite annonce parue dans le journal local l'hebdo du vendredi : " un message pour Simone..." est une performance interactive avec le public. Artistes invités : Marinette Dozeville, Angélique Friant, Fabien Joubert, Loulou et Julien Royer Les Extras : Un lieu investi sur un temps donné par un collectif choisi… La formule des EXTRAS a été développée sur le principe d’événements nomades saisonniers mis en place par des collectifs porteurs du projet artistique et la Direction de la Culture qui assure le suivi de l’action pour la Ville. Le programme Arts Visuels 2010 propose 2 Extra#. Déroulé de la journée A partir de 14h : les œuvres sont visibles sur le parcours. 16h : déplacement de Rouge 18h : "Un message pour Simone..." Crieurs et passants peuvent crier une phrase, une annonce, une déclaration pour Simone. 18h30-21h : mix. Oeuvre collective Située au centre de la place, Simone s'emparera et métamorphosera la fontaine... Véritable mobilier urbain détourné en un gigantesque appel au jeu, l’œuvre évoquera donc le célèbre tape-cul des jardins d'enfants. Ainsi Simone marque sa première intervention sauvage dans la ville, en modifiant ses repères et en rappelant que toute forme d'art porte en elle une certaine jubilation juvénile... La ville est un territoire qu’on s’approprie, il peut être un gigantesque espace de jeu, et pas seulement un lieu de passage impersonnel. Alors, la fontaine deviendra-t-elle fontaine de jouvence ? ![]() Chloe Jeansen ![]() ![]() Les Crieurs ![]() ![]() ![]() Maud Gironnay Nervures Au coin de la rue Pluche se trouve un étrange petit jardin d'enfant : le square Charles Sarrazin. Celui-ci est construit à l'emplacement de la maison natale de l’abbé Pluche, célèbre pour son Spectacle de la nature, (best-seller d'histoire naturelle au 18eme). « Nervure », installation/végétation d'estampes, vient alors habiter un vestige de l'ancienne demeure, recouvrant peu à peu les pierres et les moulures d'une cheminée oubliée. Une écorce de papiers en souvenir de cette nécessité de cultiver notre curiosité pour les petites choses, les petits invisibles... ![]() ![]() ![]() ![]() Hélène Paris Dans les parages apprivoisés Comme les réflexions artistiques sont des idées qui s’installent, que l’artiste décortique, qui l’habitent, le traversent, et ne demandent qu’à exister plus encore, Hélène Paris prolonge son interrogation sur le repère, qu’elle avait menée à travers deux pièces présentées en mars à Maison Vide. Investir un territoire urbain, n’est-ce pas s’approprier une partie de l’espace publique pour en faire le temps d’une après-midi un espace qui devient ( par le geste artistique) une prolongation de l’intime, du juste à soi ? Là est justement l’essence de son projet. Où s’arrête notre « chez-nous » ? Ne dit-on pas que nous sommes chez nous dans une ville que nous connaissons bien ? Hélène voudrait jouer sur la limite du « chez soi » et montrer que notre imaginaire, notre besoin absolu de points de références prolonge le domestique dans le public. Chacun y inscrit ses repères imaginaires, ses lieux qui racontent ces histoires qui nous sont chères, très personnelles, parfois intimes. Un premier baiser sur un banc, un commerce qui fait partie de notre quotidien, une terrasse où l’on revient avec fidélité sans vraiment savoir pourquoi …. Des lieux à tous où l’on se sent comme chez-soi. « Je désir prolonger l’idée de la maison dans la rue, révéler à travers des matériaux alors réservés au domaine domestique cette sensation rassurante que m’évoque certains lieux. Je voudrais faire exister l’idée de lieux déjà conquis, de territoire apprivoisés, d’espaces appropriés comme un prolongement de la sphère intime … » ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Clémentine Treu Rouge Plaisir de donner à voir, à sentir, à toucher. Voir l'étendue d'une mer rouge comme le désir écumer les pavés gris d'une ville. Sentir l'écume d'une vague flamboyante à travers la ville. Instant suspendu d'une ballade aquatique et laineuse comme autant de réminiscences sonores et inaudibles d'un plaisir simple et intemporel : les mains agiles d'une femme dont les aiguilles à tricoter inlassablement font et défont la laine. L'architecture urbaine noyée dans ce flot incessant de petites boules rouges, submerge le promeneur. Envahit, au détour d'une rue, rien ne lui laissait présager cette rencontre... et pourtant sous ses yeux, déployés, la joie et l'amusement d'un plaisir simple. Celui de naviguer sur cette douce mer, rouge amer, vidée de l'amertume d'une ville que la violence de la consommation anéantie. Penser, alors, qu'un autre monde peut exister, celui que l'on se crée. "Plaisir" serait le mot le plus approprié pour parler de "Rouge", la nouvelle oeuvre de la jeune plasticienne Clémentine Treu. Car, que nous reste-il après avoir été immergé par sa belle vague de pompons rouges? Passé l'amusement, il nous reste le plaisir. Le plaisir immédiat de se laisser transporter à travers la ville par une vague colorée et toujours mouvante. Oublier pour quelques heures seulement, la grisaille et la solitude du bitume. Tout comme avec sa forêt de laine présentée à "Maison vide" le mois dernier, Clémentine Treu nous invite à plonger dans une expérience sensorielle et visuelle. La frontière entre la créatrice et le visiteur s'estompe alors... Audrey Armand ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Anne-Sophie Velly Je pleure si je veux Installation, ballon, hélium Un nuage géant volera au-dessus de la place du Forum le 4 septembre. Comme la ville qui est sujette à des intempéries, aux assauts capricieux et intempestifs du temps qui fluctue selon les saisons et les jours, l’artiste nous propose ce nuage comme le fantôme des humeurs qui à l’instar de la météo peuvent être belles ou mauvaises. Ici, il est au bord des larmes semble-t-il. Je pleure si je veux, est une métaphore poétique pleine d’humour et de la fragilité assumée de l’artiste. Le nuage aura la parole et distribuera ses pensées à ceux qui le voudront. ![]() ![]() ![]() ![]() |